Depuis sa création, Perdelle poursuit une ambition simple : alléger le quotidien des professionnels en leur offrant un soutien mécanique fiable, précis et discret. Nos dispositifs – Néo, Swan et Taya – sont conçus pour accompagner les gestes exigeants, réduire la fatigue musculaire et prévenir les troubles musculo-squelettiques. Cette vision, centrée sur l’utilité et le confort réel, s’est toujours inscrite dans une logique de sobriété : une mécanique juste, des matériaux choisis avec soin, et une attention constante portée à la durée de vie du produit.

En 2024–2025, nous avons choisi d’aller un cran plus loin dans cette responsabilité. Pour la première fois, Perdelle a réalisé un Bilan Carbone® complet de son activité et de ses trois modèles. Non pas pour afficher une posture environnementale de façade, mais pour comprendre précisément notre impact, identifier nos leviers de progression et intégrer cette vision dans nos futures conceptions.
Ce premier bilan marque une étape fondatrice : il nous apporte une lecture objective, transparente et mesurée de notre empreinte, et pose les bases d’une amélioration continue cohérente avec l’ADN de Perdelle.

Bureau sobre dans une pièce avec des murs en béton brut. Différents graphes indiquent un travail d'évaluation de l'emprunte carbone.

Pourquoi mesurer notre empreinte carbone maintenant ?

Une démarche alignée avec notre ADN industriel

Perdelle est née d’une idée simple : apporter du confort sans complexité, grâce à une mécanique épurée qui soutient le geste sans contraindre le mouvement. Ce sens du “juste nécessaire” ne se limite pas à l’ergonomie. Il s’étend naturellement à la manière dont nous concevons et fabriquons nos dispositifs.

Réaliser un Bilan Carbone® s’inscrit pleinement dans cette logique.
Mesurer l’impact environnemental de nos activités, c’est prolonger la même rigueur que celle que nous appliquons sur la précision des arcs, l’ajustement des poulies ou l’équilibrage des élastiques.
C’est comprendre, avec le même souci du détail, d’où provient chaque kilogramme de CO₂ émis et comment nos choix industriels influencent directement cette empreinte.

Pour nous, la cohérence est essentielle : un dispositif pensé pour améliorer la santé au travail doit être conçu de manière responsable, dans un cadre maîtrisé et mesuré.

Une volonté de transparence et d’honnêteté

Ce premier Bilan Carbone® ne constitue ni un argument commercial, ni un exercice de communication. Il s’agit avant tout d’un travail de transparence : accepter de regarder nos impacts tels qu’ils sont, sans simplification, sans minimisation.

Le Bilan Carbone® a été réalisé selon la méthodologie officielle de l’ADEME, avec l’appui du cabinet LITA. L’ensemble du rapport est d’ailleurs accessible publiquement sur notre site, afin que chacun puisse consulter les données complètes :
👉 https://perdelle.com/donnees-scientifiques/

Cette démarche vise à poser les fondations d’une trajectoire sincère et crédible.
Pour avancer, il faut commencer par mesurer. Pour réduire, il faut comprendre.
Et pour améliorer, il faut être capable d’assumer les chiffres tels qu’ils apparaissent.

Un outil stratégique pour orienter les décisions futures

Ce bilan n’est pas une étape administrative ; c’est un outil de pilotage.
Il nous permettra d’orienter de manière plus éclairée :

Les résultats confirment par exemple que les émissions ne se situent pas essentiellement dans nos propres murs, mais dans ce que nous achetons : services, usinage, matières premières.
Cela signifie qu’une grande partie de notre marge de progression dépendra d’un dialogue renforcé avec nos partenaires industriels.

Mesurer notre empreinte carbone aujourd’hui, c’est donc préparer les produits de demain.
Des dispositifs toujours plus confortables pour les utilisateurs, conçus avec une attention croissante portée à la sobriété et à l’impact global.

Ce que nous apprend notre premier Bilan Carbone®

Une empreinte dominée par les émissions indirectes (97 %)

Le premier enseignement majeur de ce Bilan Carbone® est sans ambiguïté : l’essentiel de notre empreinte ne provient pas de ce que nous faisons en interne, mais de ce que nous sous-traitons.

En effet, 97 % des émissions de Perdelle relèvent du Scope 3, c’est-à-dire des émissions indirectes :
découpe et usinage, logistique, maintenance, prestations professionnelles, énergie consommée par nos fournisseurs, fret entrant et sortant… toute la chaîne de valeur externe qui rend possible la fabrication de nos dispositifs.

Ce résultat est logique : Perdelle fonctionne selon un modèle industriel léger et flexible. Nous concentrons notre expertise sur la conception, l’assemblage, la qualité du geste ergonomique et la précision mécanique. L’essentiel des activités lourdes – découpe, usinage, transport des matières, fabrication des sous-composants – est assuré par des partenaires spécialisés.

Ce modèle présente un avantage :
👉 un dispositif Perdelle peut être produit avec peu de ressources internes, sans nécessiter une infrastructure industrielle énergivore.

Mais il implique aussi une réalité mesurable :
👉 notre empreinte dépend fortement des pratiques de nos sous-traitants et fournisseurs.

C’est un point essentiel pour la suite : la réduction de nos émissions se jouera en grande partie dans le dialogue avec les acteurs qui contribuent à la fabrication des dispositifs Perdelle.

images présentant différentes matières premières, bois, acier, aluminium, etc

Le poids des matières premières : acier, aluminium, plastiques

Le deuxième enseignement concerne les matériaux.
Sans surprise, le métal est le premier contributeur carbone dans la fabrication des perdelles :

L’analyse confirme un principe simple :
➡️ le choix des matériaux conditionne directement l’empreinte du produit.

Un kilogramme d’acier ne “coûte” pas la même quantité de CO₂ qu’un kilogramme de bois ; un composant en aluminium n’a pas le même impact qu’une pièce en acier recyclé.
Le bilan met clairement en évidence que le poids final d’un dispositif ne reflète pas seulement son confort ou sa robustesse : il traduit aussi une signature carbone.

Pour Perdelle, cette lecture est précieuse. Elle permet d’orienter la conception de nos futurs modèles vers des structures plus légères, combinant les matériaux de manière plus sobre, tout en conservant la précision ergonomique qui fait la force de nos dispositifs.

Des postes internes faibles mais bien maîtrisés

Le Bilan Carbone® confirme un autre point important :
nos émissions internes sont faibles et bien contrôlées.

Le site de Besançon, son chauffage, son électricité et ses équipements représentent une part marginale de notre empreinte :
moins de 3 % du total.
Ce résultat reflète des locaux de taille contenue, une consommation d’énergie modérée et une organisation qui privilégie l’efficacité plutôt que la complexité.

Cette sobriété interne renforce la cohérence du modèle Perdelle :
➡️ une petite empreinte directe, une structure compacte, et une concentration des efforts là où ils sont vraiment utiles : la conception, les matériaux et la chaîne de valeur externe.

Trois dispositifs, trois empreintes carbone : ce que révèle l’analyse produit

La lecture analytique par modèle constitue l’un des volets les plus instructifs du Bilan Carbone®.
Elle montre comment chaque choix de conception – qu’il s’agisse de la forme, des matériaux ou du poids – influence directement l’impact carbone.

Ces résultats ne décrivent pas seulement “des chiffres”.
Ils racontent une histoire de conception, de mécanique et de compromis industriels.

présentation d'échantillons cubiques de différents matériaux utilisables pour construire des dispositifs Perdelle

Perdelle Néo : robustesse et densité métallique

Avec 12,27 kgCO₂e en intrants directs, Néo est le modèle le plus emblématique et le plus robuste de la gamme historique.
Sa signature carbone s’explique par un facteur déterminant :
➡️ une structure majoritairement en acier, dense et conçue pour durer.

Néo correspond à une vision initiale de Perdelle : fiabilité, stabilité et confort mécanique.
Mais il illustre aussi une réalité mesurée : la forte présence d’acier augmente naturellement l’empreinte carbone de sa fabrication.

Perdelle Swan : performance ergonomique, présence d’aluminium

Avec 13,75 kgCO₂e en intrants directs, Swan présente une empreinte comparable à Néo, légèrement supérieure.
La différence provient principalement d’un élément clé :
➡️ l’intégration d’aluminium, un matériau plus émissif que l’acier, malgré son excellent comportement en mécanique.

Swan combine acier et aluminium pour offrir un mouvement particulièrement fluide et une excellente réactivité ergonomique.
Le bilan met en évidence ce compromis :
un confort renforcé, mais au prix d’un matériau dont la production est plus carbonée.

Perdelle Taya : l’exemple d’un design plus sobre

Avec seulement 6,54 kgCO₂e en intrants directs, Taya présente une empreinte deux fois inférieure à celle de Néo et Swan.

Cette performance tient à plusieurs éléments :

Taya montre de manière concrète qu’un dispositif ergonomique peut être efficace, solide et confortable, tout en affichant une empreinte bien plus contenue.
C’est une preuve par le produit que la conception est l’un des leviers les plus puissants pour réduire l’impact carbone.

Ensemble, ces trois analyses racontent une histoire : celle d’une transition progressive vers des dispositifs utiles, performants et pensés carbone.

Une démarche menée avec l’expertise du cabinet LITA

Une collaboration professionnelle et rigoureuse

Pour réaliser ce premier Bilan Carbone®, nous avons choisi de nous appuyer sur un partenaire disposant d’une expertise reconnue dans l’analyse environnementale des entreprises industrielles : le cabinet LITA, dirigé par Jean-Louis Lacoste, expert-comptable certifié à la méthode Bilan Carbone®.
LITA accompagne depuis plusieurs années des structures de toutes tailles dans la mesure, la compréhension et l’interprétation de leurs émissions de gaz à effet de serre. Leur travail repose sur une connaissance fine des facteurs d’émission, des flux d’activité et des spécificités des chaînes de valeur industrielles.

Cette collaboration a permis de structurer un bilan précis, transparent et conforme aux exigences de la méthodologie officielle. Le rapport publié sur notre site s’appuie intégralement sur les données consolidées par LITA, analysées et interprétées selon les standards de référence.

Pourquoi être accompagné était indispensable ?

Réaliser un Bilan Carbone® demande plus qu’un simple relevé de consommations.
C’est un travail méthodologique complexe, qui mobilise :

Pour une structure industrielle légère comme Perdelle, qui externalise une grande partie de ses opérations, cette expertise était fondamentale. Elle nous a permis d’obtenir une photographie fiable de notre impact, là où une analyse superficielle aurait manqué de précision.

Nous souhaitions un bilan solide, crédible et utile.
L’accompagnement de LITA a rendu cela possible.

Ce que cette démarche change pour Perdelle

Une nouvelle façon de concevoir

Ce premier Bilan Carbone® marque un tournant dans notre manière d’aborder la conception produit.
Désormais, chaque nouveau dispositif tiendra compte d’une donnée supplémentaire : son impact carbone.

Cela signifie :

Taya illustre déjà cette orientation : une structure plus légère, un mélange bois-métal maîtrisé, une empreinte directe réduite de moitié par rapport à nos modèles historiques.
Les prochains dispositifs s’inscriront dans cette continuité.

un escalier design qui mélange des matériaux comme le bois et le métal

Des échanges renforcés avec nos fournisseurs

Réaliser un Bilan Carbone® n’est pas un exercice isolé.
C’est le point de départ d’un dialogue structuré avec l’ensemble de notre chaîne de valeur.

Parce que 97 % de notre impact provient de nos partenaires industriels, les progrès à venir dépendront directement de la qualité de nos échanges avec :

Le bilan a révélé où se situent les marges d’amélioration, mais aussi où se trouvent les zones d’incertitude.
En renforçant notre communication avec nos fournisseurs, nous pourrons obtenir des données carbone plus précises, mieux documenter nos choix et orienter nos décisions avec davantage d’informations.

Un socle pour construire un futur plan d’action

Comme indiqué dans le rapport, aucun plan d’action formalisé n’a encore été arrêté.
C’est normal : un premier Bilan Carbone est avant tout un point de départ.

Il nous apporte :

Les prochaines étapes consisteront à définir des priorités, fixer des objectifs réalistes et construire une démarche progressive, en cohérence avec notre taille, notre modèle industriel et la nature de nos produits.

Ce bilan inaugure un travail de long terme : celui d’un fabricant qui souhaite continuer à concevoir des solutions ergonomiques utiles, tout en maîtrisant davantage son impact global.

Conclusion : une première brique essentielle dans la maîtrise de notre impact

Ce premier Bilan Carbone® constitue un jalon important pour Perdelle.
Plus qu’une analyse chiffrée, il apporte une compréhension claire de notre impact réel et confirme que notre modèle industriel – léger, flexible et centré sur la conception – peut évoluer de manière cohérente vers davantage de sobriété.

Les résultats montrent où se situent nos leviers : les matériaux, la logistique, l’externalisation et les choix de conception. Ils valident aussi nos premières intuitions, notamment avec Taya, qui démontre qu’un design réfléchi peut réduire significativement l’empreinte d’un dispositif tout en renforçant le confort d’utilisation.

Ce bilan n’est pas un aboutissement : c’est un point de départ.
Il servira de base pour structurer nos priorités, renforcer le dialogue avec nos partenaires et guider nos futures décisions techniques.

Chez Perdelle, nous avançons avec pragmatisme : concevoir des dispositifs utiles, fiables et respectueux du geste professionnel, tout en intégrant progressivement une vision carbone maîtrisée.
Ce premier Bilan Carbone® vient éclairer cette trajectoire et installer durablement une dynamique d’amélioration continue.